Voix et piano pour Brahms

Di 17 h Payerne

Jean-Claude Fasel se souvient du mois de novembre 2002, quand son ensemble vocal, L’Accroche-Choeur, enregistrait en public le Requiem allemand de Brahms: «C’était un moment fort dans l’histoire du choeur. Nous l’avons chanté deux mois après le décès tragique de l’un de nos membres.» L’ensemble de 50 choristes triés sur […]

Voyage à Prague

«Nous avons chanté le Requiem de Mozart au mois de novembre à Prague», raconte Jean-Claude Fasel, heureux directeur de l’Accroche-Choeur. «Nous avons travaillé l’oeuvre sur place, avec un orchestre et des solistes tchèques. C’était une expérience très enrichissante, à marquer d’une pierre blanche. D’autant plus que chanter près des endroits où Mozart […]

L’Accroche-Choeur interprète les chants populaires de Noël

De retour de Tchéquie, la formation de Jean-Claude Fasel se produit ce soir et dimanche avec un programme de noëls traditionnels. Kaelin et Bovet revivent.

Envie de réentendre «Compagnons, le Sauveur est né» de Pierre Kaelin, les populaires «Adeste Fideles» et «Il est né le divin enfant»? Et d’autres chansons de Noël interprétées a […]

Année Kaelin

Pas moins de 300 choristes pour chanter la «Messe du Sacre» dimanche matin

La journée officielle de l’Année Kaelin aura lieu dimanche, marquée par une messe solennelle à 10 h à la cathédrale Saint-Nicolas, suivie d’un apéritif. Le comité de l’année Kaelin annoncera l’inauguration de la rue dédiée à l’abbé, décédé le 1er juin […]

L’Accroche-Choeur respire la tendresse mariale

L’ensemble vocal a emmené son auditoire à la découverte de la Vierge.

Tendre et inspiré, l’Accroche-Choeur illuminait, samedi soir à l’église du Collège St-Michel, un répertoire universel en l’honneur de Marie. Sous la direction admirablement nuancée de Jean-Claude Fasel, les registres masculins ouvrent, en trois temps, un espace sonore atemporel avec ses antiennes grégoriennes […]

Magnifique interprétation

LAUDI DE HERMANN SUTER

Samedi soir à l’église du Collège St-Michel, après deux représentations à La Chaux-de-Fonds, le choeur symphonique Cantabile et l’Accroche-Choeur de Fribourg ont présenté, sous la direction de Jean-Claude Fasel, Le Laudi di San Francesco d’Assisi, du compositeur suisse Hermann Suter. Ecrite entre 1923 et 1924 pour le 100e anniversaire du Gesangverein de Bâle, cette oeuvre s’inspire du Cantico del Sole de saint François d’Assise, dans lequel ce dernier exprime tout son amour pour la nature et les créatures de Dieu.

Considérée comme l’un des grands oratorios du début du XXe siècle, l’oeuvre saisit d’entrée avec le ténor, Angel Pazos, qui entonne seul une hymne inspirée du plain-chant. Le choeur, l’orgue malheureusement un peu noyé dans la masse sonore et l’orchestre répondent en alternance au soliste pour finir en un tutti magistral. Quelques interventions des enfants de la chorale Numa-Droz de La Chaux-de-Fonds viennent ajouter une belle clarté à l’ensemble.

Le deuxième tableau est empreint d’une atmosphère très particulière. Un mouvement perpétuel aux violons et différents mélanges de timbres créent un fond sonore donnant l’image d’un monde vaste et calme. Si le deux solistes féminines n’ont pas forcément convaincu, Angel Pazos malgré quelques aigus poussés et l’imposant Michel Brodard ont donné une très belle prestation.

Quatre tableaux présentent ensuite les quatre éléments : l’air, l’eau, le feu et la terre. L’air est évoqué dans la troisième partie par une tempête qui balaie le calme du mouvement précédent. Un retour de la sérénité dans le quatrième tableau dépeint un côté « aimable et tranquille » de l’eau. La partie centrale traite du thème du feu, souligné par une direction intense de Jean-Claude Fasel, tandis que le sixième tableau s’adresse à la terre. Ensuite, on invoque tantôt des êtres doux, le Jugement dernier ou encore un chant de gratitude.

Nuances respectées

On aurait pu craindre qu’une masse aussi imposante mette à mal la précision et la souplesse de l’exécution. Ce ne fut pas le cas. Les choristes attentifs ont suivi avec un grand soin la direction de Jean-Claude Fasel. Les nuances et les tempi souvent changeants ont été très bien respectés par l’ensemble. Le public a pu apprécier la belle fusion des voix, malgré quelques aigus parfois un peu durs chez les sopranos, qui se retrouvent régulièrement dans une tessiture haute. L’orchestre a également livré une excellente prestation, même si quelques soucis d’intonation se sont notamment ressentis chez les bois.

Les quelque 300 interprètes emmenés par Jean-Claude Fasel ont offert aux auditeurs un concert impressionnant et magnifique. Une oeuvre formidable aux caractères et effets multiples, parfois un peu pompeux dans les forte, mais qui a conquis le nombreux public.

Gonzague Monney

Les Laudi incitent à la louange

CRITIQUE · La cantate de Suter a transporté son public, samedi à l’église du Collège Saint-Michel.

Les Laudi di San Francesco d’Assisi d’Hermann Suter requièrent certes une foule impressionnante de participants -environ 300 personnes entre les choeurs et l’orchestre- mais aussi une belle santé technique pour celui qui coordonne tant de sonorités contrastées.

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Les «Laudi» de Suter, c’est le septième ciel

Jean-Claude Fasel dirige près de 300 musiciens et choristes.

Le chef de choeur Jean-Claude Fasel dirigera samedi une oeuvre mystique et suisse, une oeuvre sans âge et sans doute proche du septième ciel, les Laudi de Hermann Suter, qui sera interprétée par l’Orchestre de chambre de Neuchâtel, la chorale Numa-Droz de La Chaux-de-Fonds, le […]

Révélation et consécration

ENTENDU A L’HEURE BLEUE

La musique suisse n’a pas encore la place qu’elle mérite dans les programmes d’ensembles vocaux. Pour le concert annuel de Cantabile, choeur symphonique neuchâtelois, et de l’Accroche-choeur de Fribourg samedi et hier à l’Heure bleue à La Chaux-de-Fonds , Jean-Claude Fasel a tiré l’oeuvre de Hermann Suter, les « Laudi di San Francesco d’Assisi » de l’injuste purgatoire où elles se trouvaient. Le compositeur est l’une des valeurs sûres du début du XXe siècle.

Les « Laudi », exposées en neuf tableaux, multiplient les références à la nature, c’est un poème de la plus haute concentration de pensée. Le style vocal est extrêmement virtuose et force est de constater que les 300 choristes engagés dans l’aventure très belles basses et magnifiques sopranos , fidèles à la moindre des intentions du chef, abordent cette partition exigeante avec aisance. Chaque tableau tient également beaucoup grâce à ses solistes : Audrey Michael, soprano, Graziella Valceva Fierro, alto, Angel Pazos, ténor, Michel Brodard, basse. L’intensité suscitée par la direction de Jean-Claude Fasel exploite toutes les ressources de la partition, les multiples niveaux de tension et de contrastes.

La présence du choeur d’enfants du collège Numa-Droz, formé par Christophe Haug, a fait figure d’évènement. Forts d’une culture vocale exemplaire, ces jeunes choristes ont rehaussé l’attrait de la musique en intervenant, par coeur, dans trois tableaux. Robert Märki à l’orgue, l’Orchestre de chambre de Neuchâtel (avec de très jeunes musiciens dans le registre des cordes) ont été les partenaires attentifs des ces exécutions.

Fribourg, église du collège Saint-Michel, samedi 20 novembre 20h15

DDC

Ils émeuvent leur chef aux larmes

Concert: la chorale Numa-Droz chante avec le choeur Cantabile et l’Orchestre de chambre de Neuchâtel. Riche aventure pédagogique

«Nous sommes prêts pour ces concerts, les jeunes sont gonflés à bloc», déclare Christophe Haug, directeur de la chorale Numa-Droz, à La Chaux-de-Fonds. Ces deux prochains week-ends, le choeur des écoles secondaires de la Métropole horlogère fait des infidélités à son répertoire la chanson, le jazz et les choeurs d’opéra pour se lancer dans une oeuvre «sérieuse»: «Le Laudi di San Francesco d’Assisi» d’Hermann Suter (1870-1926). Les mômes et leur chef y ont été conviés par le choeur symphonique neuchâtelois Cantabile, en partenariat avec L’Accroche-Choeur de Fribourg et l’Orchestre de chambre de Neuchâtel.

«Je sais qu’au départ les organisateurs avaient songé à engager une maîtrise d’enfants plus «pro». Ils ont finalement décidé de nous laisser la chance de faire cette expérience unique: s’intégrer dans une grande oeuvre.» La chorale Numa-Droz relève le défi en beauté à entendre les réactions des membres de Cantabile: «Je suis frappé par le sérieux de ces jeunes choristes. En tout, nous sommes plus de 300… Ils auraient eu toute latitude pour faire les zouaves s’ils l’avaient voulu.»

Adoration simple

Le chef du choeur neuchâtelois Jean-Claude Fasel est lui aussi tombé sous le charme de leur voix. «La première fois qu’on a répété tous ensemble, il a dû poser sa baguette et aller faire quelques pas dans le temple Farel, tant il était ému aux larmes par leur prestation, raconte Christophe Haug. Lorsque mes élèves me font un coup pareil, je leur mets à chacun un 6!» Le musicien souligne aussi les qualités d’orchestration du compositeur argovien «qui utilise les voix d’enfants comme un registre d’instruments; elles incarnent l’adoration simple qui colore l’évocation de la Création par Saint-François d’Assise.»

Quel est le truc de Christophe Haug pour passionner les jeunes de la sorte? «La musique leur fait du bien. Chanter est une des activités les plus adéquates pour les aider à se sentir bien dans leur corps et dans leur tête. Ils souffrent de notre culture de l’image et du zapping. Le chant, au contraire, met en harmonie la globalité de l’être. Cela mobilise autant le corps que l’intellect, les sens, la sphère émotionnelle et la sociabilité.»

Se produire dans un cadre extrascolaire, en collaboration avec des adultes et des musiciens professionnels, a eu un impact fort sur les ados. Ce qui ne signifie pas que la préparation s’est déroulée sans efforts. «Au début, j’ai dû les conquérir. Ils n’ont pas l’habitude de n’avoir que des interventions décousues dans un concert. Cela leur demande beaucoup de concentration. Mais comme ce programme se travaillait en plus des heures normales de chorale, je pouvais compter sur une équipe motivée.» L’acquisition de la partition s’est faite de manière assez instinctive: «La musique, ça se comprend surtout par l’expérience.»

La Chaux-de-Fonds, L’Heure bleue, salle de musique, samedi 13, 20h15, dimanche 14 novembre, 17h. Fribourg, samedi 20, 20h15

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Yvonne Tissot