Un mariage à quatre temps

Colors of time, telles les teintes du spectacle ambitieux qui clôt la saison du Théâtre Equilibre-Nuithonie. Ambitieux parce qu’il résulte d’une union surprenante.

L’union semblait improbable, mais ses fruits se révèleront délectables: Thierry Lang, le pianiste de renommée internationale estampillé jazz, a composé une oeuvre inédite pour L’Accroche-Choeur, ensemble vocal fribourgeois spécialisé dans la musique […]

Concert de l’Avent: Interview de Jean-Claude Fasel

L’Avent au son du chant choral

Villars-sur-glâne • L’Accroche-Choeur a commandé sa traditionnelle création de Noël à Emmanuel Pittet. Michel Corboz et Leonard Bernstein complètent l’affiche de dimanche.

Depuis son lancement en 1977, la série des Concert de l’Avent de Villars-sur-Glâne se poursuit sans intervalle. Ce dimanche, le 140e rendez-vous brillera à l’agenda […]

Une journée pour Saint-Nicolas

FRIBOURG De nombreuses animations, dont un parcours ludique imaginé par Hubert Audriaz, seront organisées pour la Saint-Nicolas le 3 décembre.

Le traditionnel discours de Saint-Nicolas restera, malgré tout, le point culminant de la soirée. CHARLY RAPPO-A

Les Fribourgeoises et Fribourgeois d’ici et d’ailleurs, et même les autres ne soyons pas sectaires, ont certainement déjà inscrit la manifestation dans leur agenda. Le traditionnel cortège de la Saint-Nicolas aura lieu le samedi 3 décembre. Une fête qui, comme à l’accoutumée, s’annonce magnifique pour tous les amateurs de biscômes, fifres, tambours et Pères fouettards qui se respectent.

Mais cette 106 e édition promet d’être mémorable tant le nombre d’activités proposées est important. Il faut bien ça pour attirer la foule notamment devant le Collège Saint-Michel qui, pour la quatrième année consécutive, organise un petit marché dans le but de récolter quelques sous pour les voyages d’études de troisième année.

«Notre objectif est également d’étendre la fête de la Saint-Nicolas qui, pour beaucoup, commence à 16h et se termine vers 18h30», a précisé hier lors d’une conférence de presse, Axel Loup, administrateur du collège. C’est ainsi qu’est née l’idée de créer un «parcours ludique de Saint-Nicolas» reliant le collège au quartier du Bourg à deux pas de la cathédrale où le saint patron de la ville est attendu en fin de journée. Et qui d’autre que l’infatigable et inévitable Hubert Audriaz pour concocter un tel parcours qui devrait être reconduit l’année prochaine?

Des énigmes à résoudre

En collaboration avec Nicolas Ruffieux, professeur à Saint-Michel, le magicien de la Basse-Ville a élaboré un parcours «accrocheur» pour les enfants de trois à dix ans. Un véritable jeu de piste truffé d’énigmes à résoudre entre la place du Collège et celle du Marché-aux-Poissons. «C’est l’occasion de faire découvrir cette place qui est un endroit extraordinaire. Tout comme la rue des Maçons ou encore les jardins du collège», note Hubert Audriaz qui compte bien insuffler un peu de magie dans ces lieux souvent méconnus du grand public.

Conteuse, maquilleuse seront également de la partie pour animer le parcours bilingue composé de quatre postes. A chaque stand, les participants, s’ils répondent correctement, recevront une partie d’un tableau réalisé par l’artiste Frédéric Aeby représentant Saint-Nicolas qu’ils pourront coller sur un biscôme en papier. Au final, un faux biscôme rempli donnera accès à un vrai délice en pain d’épices.

De quoi inculquer très tôt la légende du bon vieux saint aux petits. Des petits qui pourront même venir avec leur poussette. De sympathiques collégiens, il seront plus d’une centaine à s’activer bénévolement, joueront les sherpas tout au long du parcours comptant de nombreux escaliers. Courage, courage, une fois en bas, la fontaine du Marché aux poissons devrait réserver quelques chouettes surprises

Au menu également: une soupe de chalet «bio» (au biscôme?) réalisée dans un chaudron par un armailli, un vrai. Des moutons, des ânes certainement cousins de Babalou la mascotte de Saint-Nicolas, des jeux et des stands tenus par des élèves et artisans locaux. N’oublions pas la projection de films ainsi que la confection d’une petite lanterne (3 fr.) à l’effigie du plus célèbre barbu de la ville.

26 choeurs en concert

Reste encore à satisfaire les oreilles et ça, c’est la mission des Rendez-Vous musicaux de la Saint-Nicolas organisés depuis 2007 sous l’égide de l’Accroche-Choeur ensemble vocal Fribourg. Le concept se développera cette année avec la participation de 26 choeurs fribourgeois. Plus de 800 chanteurs se relaieront, dès 10h, à l’église Saint-Michel et à celle des Cordeliers.

A l’instar des animations proposées durant la journée, les concerts seront gratuits. Il sera ensuite temps de se ruer vers la cathédrale pour écouter le discours d’un certain Raphaël, 17 ans. Bonne surprise cette année encore, le brave Saint-Nicolas maîtrise l’allemand, vraiment!

Samedi 3 décembre dès 10h jusqu’à 17h du Collège Saint-Michel au marché de la Grenette en passant par la place du Marché-aux-Poissons. Informations sur www.csmfr.ch ou sur www.accroche-choeur.ch

Stéphanie Schröter

St.-Nikolaus-Fest wird noch grösser

Die Organisatoren des «Santiklous»-Umzugs in der Stadt Freiburg spannen mit Hubert Audriaz zusammen. Vor allem die Kleinen unter den Besuchern dürfen sich auf Attraktionen freuen.

Auf die Tausenden von «Santiklous-Fans» (Bild aus dem Jahr 2008) warten in diesem Jahr neue Höhepunkte. Bild Charly Rappo/a

Wie kann der St.-Nikolaus-Tag in Freiburg noch attraktiver werden? Die […]

Nouvelle jeunesse pour Saint-Nicolas

FRIBOURG. Les manifestations autour du saint patron de la ville s’étoffent. Un parcours ludique d’Hubert Audriaz viendra amuser les enfants dès le matin.

Si le Saint-Nicolas, choisi parmi les étudiants du Collège Saint-Michel, est barbu et caustique à souhait, dans la plus pure tradition de ses prédécesseurs, la manifestation inaugure plusieurs nouveautés, parmi lesquelles […]

La St-Nicolas 2011 : entre tradition et innovation

Le samedi 3 décembre 2011, et pour la 106ème édition, Fribourg fêtera son saint patron. Sous l’impulsion de quelques passionnés, la Fête traditionnelle de la St-Nicolas fera cette année la part belle à de nouvelles animations, visant ainsi à étendre les festivités sur toute la journée.

Les enfants s’émerveilleront le long d’un parcours ludique […]

Huit cents chanteurs à Fribourg le 3 décembre pour la St-Nicolas

Pour la 106ème édition de la Saint-Nicolas, plusieurs nouveautés sont au programme. Des concerts présidés par l’Accroche-choeur ensemble vocal de Fribourg auront lieu en continu toute la journée, dès 10 heures du matin. En tout, 26 choeurs soit 800 chanteurs se produiront sur deux sites. Un parcours ludique, en quatre étapes, a été conçu tout […]

Bedächtige Jugend

Brahms’ Requiem mit dem Schweizer Jugend-Sinfonie-Orchester

Es kommt nicht alle Tage vor, dass die Konzertbesucher Mühe haben, einen Veloparkplatz vor der Zürcher Tonhalle zu finden. Ein bunter Kranz von Drahteseln säumt den Eingang, und er lässt erahnen, dass ein besonderes Ensemble zu Gast ist, eines, das den schon sprichwörtlich gewordenen grauen Teppich im Auditorium aufzumischen vermag. Es ist das Schweizer Jugend-Sinfonie-Orchester, das hier den Abschluss seiner Herbsttournee feiert, nachdem «Ein deutsches Requiem» von Johannes Brahms erklungen war. Erst ganz zum Schluss tosten die Orchestermitglieder, beklatschten einander in jugendlichem bermut.

Zuvor aber zeigten sie sich mit einer Ernsthaftigkeit, die staunen machte. Konzentriert und ruhig, zuweilen auch pointiert interpretierten sie Brahms’ Requiem, mit ausgesuchter Sauberkeit und einem Feinschliff, der den Vergleich mit manch professioneller Formation nicht zu scheuen braucht. Die jugendliche Verve hingegen, die emotionale Intensität oder die so oft gelobte Frische stellte sich nicht ein.

Gewiss: Brahms’ Requiem lädt nicht gerade zum berschwang ein, doch den betont gemässigten Tempi, mit denen Dirigent Kai Bumann durch das Werk führte, haftete etwas beinahe Betuliches an. Er konzentrierte sich auf die grossen Bögen, und er führte das Orchester über Strecken mit leichter, lichter Klanglichkeit hin zu kurzen, aber mächtigen Vollklangepisoden die Stringenz, mit der es etwa die «Toten auferstehen» liess, war beeindruckend.

Dazu sang der fast hundertköpfige L’Accroche-Choeur aus Freiburg mit Sorgfalt und Qualität in der Balance wie in der Wahl der Farben. Doch durch den zumeist langsam-gleichförmigen Deklamationsrhythmus liess er sich zu einer ebensolchen Aussprache verleiten und die Möglichkeit, mit bewusst gesprochenen Worten den Klangfluss zu beleben, wurde nur von den Solisten genutzt. Angela Kerrisons warmer Sopran, noch mehr aber Simon Schnorrs biegsamer Bariton waren so die klangliche Würze in dieser schlanken, zuweilen aber allzu bedächtigen Brahms-Interpretation.

Jenny Berg

La très fervente exécution du Requiem allemand de Brahms

Cent choristes, autant de musiciens: le Requiem allemand de Brahms a franchi une nouvelle étape dimanche à la salle de musique de L’Heure bleue. Une étape éclatante de piété et de jeunesse.

Tout d’abord l’ensemble vocal L’Accroche-choeur de Fribourg apparaît saisissant de malléabilité, de somptuosité sonore. On admire la moelleuse plasticité de […]

Deutsches Requiem im Abonnementskonzert

Das Schweizer Jugend-Sinfonie-Orchester, der verstärkte Accroche-Choeur und der Dirigent Kai Bumann waren die Protagonisten einer Aufführung des Brahms-Requiems. Problematisch war einmal mehr die Akustik in der Aula.

FREIBURG Johannes Brahms hat seine Komposition «Ein deutsches Requiem» am Karfreitag 1868 im Bremer Dom mit riesigem Erfolg uraufgeführt. Zu den sechs vorliegenden Sätzen hat er kurz darauf einen zusätzlichen pastoralen Teil hinzugefügt.

«Ein deutsches Requiem» orientiert sich nicht an den Texten des «Requiems» der katholischen Kirche. Brahms hat sich die Texte frei zusammengestellt und ein faszinierendes Zeugnis allgemeiner menschlicher Religiosität geschaffen. Es ist «eine menschliche, romantisch- erlebnishafte Auseinandersetzung mit der Tragik des Todes, eine Gegenüberstellung von Vergänglichkeit und Ewigkeitshoffnung, von Trauer und Trost nach freigewählten Worten der Bibel in der Form einer Chorkantate» (Werner Oehlmann). Es ist zugleich Ausdruck einer freireligiösen Zeit, eines humanitätsgläubigen, den kirchlichen Dogmen entwachsenen 19. Jahrhunderts.

Und so sind für Johannes Brahms nicht Requiemvertonungen eines Mozart oder eines Hector Berlioz Vorbilder seiner Schöpfung, sondern eher die «Musikalischen Exequien » von Heinrich Schütz oder Bachs Kantate «Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit» (Actus tragicus). In allen drei Werken wird eine persönliche Auswahl von Bibeltexten zum Thema des menschlichen Sterbens vertont.

Interpreten und die leidige Akustik Kai Bumann versuchte am Mittwoch der vergangenen Woche, die sieben Sätze zu einem Ganzen zu ordnen, die Pausen zwischen den einzelnen Sätzen möglichst kurz zu halten und so die beeindruckend klare, übergreifende Struktur des Brahmschen Werks offenzulegen. Der Dirigent animierte Orchester und Chor zu einer unprätentiösen, natürlichen, die Partitur zuverlässig auslegenden Deutung.

Der stark erweiterte Accroche- Choeur war sorgfältig vorbereitet, sang intonationssicher, verfügte über einen homogenen, lichten, transparenten Chorklang. Und doch: In der resonanzarmen, überfüllten Aula mit ihrer erbarmungslosen, von vielen knarrenden Geräuschen begleiteten Akustik zeigte sich, dass eine ergreifende und erschütternde Botschaft noch mehr sprachlich-textliche Durchdringung und eine vermehrte, ganzkörperliche Präsenz verlangen würden. Schwierigkeiten mit der Akustik bekundeten auch die Solisten, der Bariton Simon Schnorr, der seine sonore, warme Baritonstimme erst im 6. Satz überzeugend einsetzen konnte, und die Sopranistin Angela Kerrison, die überdies Intonationsschwächen verriet.

Es mag überraschen, dass der Dirigent und das grosse Orchester für die diesjährige Herbsttournee ein Werk ausgewählt haben, das dem Orchester einerseits anspruchsvolle Begleitaufgaben zuteilt, andererseits nur selten eine riesige Klangentfaltung erlaubt.

Die jugendlichen Instrumentalisten spielten aufmerksam, kompetent, durften sich vor allem bei den effektvollen, dramatischen Ausbrüchen im 2. und 6. Satz mit Begeisterung «ausleben».

Und so wurde die erschreckende apokalyptische Vision im 6. Satz für Orchester und Chor wohl der intensivste Moment musikalischen Ausdrucks.

HUBERT REIDY